Pour cette technique exigeant à la fois de la patience, un minimum d'expérience, de l'attention mais aussi une certaine détente intérieure, j'ai choisi de vous présenter quelques gestes essentiels. Ces gestes, répétés et variés à l'infini, les uns après les autres, dans l'ordre qui s'impose à la création de votre travail, permettent une infinie variété d'effets que le médium aquarelle rend inimitables et chaque fois uniques.
Ce qu'il faut retenir en essence, c'est que l'eau abondante diffuse et dilue la couleur que l'on dépose sur le papier préalablement inondé. Il faut donc attendre un séchage de type "mat" pour intervenir de façon plus précise. Une couleur très diluée se diffuse plus largement, surtout sur papier très humide et vice versa: une couleur crémeuse se diffusera moins, surtout si le papier a déjà un peu séché.
Sur un papier préalablement humidifié, les couleurs se fondent entre elles, de façon aléatoire mais également dirigée. Quand l'imprévisible et l'inattendu rencontrent votre désir de créer.
L'inclinaison du papier permet de jouer avec la gravité, l'eau transportant avec elle le pigment. A vous de savoir où vous arrêter.
La jonction de deux flaques d'égale humidité, à l'aide d'une brosse plate adaptée en terme de dimension, permet de réaliser un fondu impeccable.
Peindre à l'eau claire et ouvrir des blancs. Sur un lavis encore humide, ouvrir des blancs en utilisant de l'eau claire et un pinceau propre. On ouvrira également des blancs de la même façon sur peinture sèche, en utilisant un pinceau synthétique, plus nerveux. Dans ce dernier cas, le blanc peut être ouvert de façon très précise avec des contours très nets.
Peindre sur des cordons d'eau. Après avoir tracé à l'eau claire le motif désiré, on y injecte la ou les couleurs choisies. Le mélange se fait de façon relativement aléatoire.
Apporter des valeurs plus profondes sans les diffuser en utilisant une couleur plus épaisse. Tout est dit: si la peinture est de consisitance épaisse, elle ne va pas se diluer dans le lavis sur lequel on la pose. Sa diffusion va être très restreinte. On obtiendra ainsi un effet fondu, plus naturel, mais pas de perte d'intensité.
Le dépôt de sel sur la peinture humide permet des effets "étoilés" intéressants. Attention, laisser sécher longtemps, sans intervenir sous peine de tout gâcher. Si le sel laisse des traces grises sur la peinture terminée, ne pas hésiter à passer la gomme.
Sur la peinture terminée, on peut tout-à-fait continuer par une technique plus classique d'apport sur les lavis secs, peindre par glacis, etc. L'association de diverses techniques permet d'enrichir votre travail.
Texte et photographies: Olivier Philippot, tous droits réservés.
Bonjour, je trouve très intéressante vos explications pour l'aquarelle, je cherche à m'améliorer et je pense que cela pourra m'aider. Etant autodidacte, j'ai quelques soucis avec mes fonds aquarelle !
Je vais mettre le lien de votre site sur mon blog.
Merci pour votre appréciation! Je suis autodidacte aussi et le meilleur conseil que l'on puisse se donner est de s'entraîner, d'aller aussi loin que possible dans ce que l'on aime et d'essayer de temps à autre des percées vers de nouvelles choses. Bonne continuation à vous!
réponse de : Olivier PHILIPPOT (site web)
le: 22/06/2007 18:08:30
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