Images Aléatoires

  • Bâtisse.
  • La Pérouse, pour Géo Ado.
  • Léa, détail.
  • Le Rubis du Prince Noir.
  • Özgün.
  • Pont Marie, de l'album Ah Tong.

Bienvenue!

L'aquarelle, dans sa forme, sa démarche et ses rythmes, se rapproche de l'humain et lui ressemble. Simple, elle est également riche et généreuse. Susceptible, elle est infiniment sensible aux variations. Pour toutes ces raisons, je l'associe profondément à la vie. Loin du rapport de force, l'aquarelle implique un échange qui valorise les qualités du papier, les palpitations de la lumière et de la couleur au gré d'un véhicule vivant, parfois envahissant mais toujours éphémère: l'eau.
Peindre à l'aquarelle, c'est disposer d'abord d'une lumière intacte avec le papier blanc, puis déposer les lavis qui la feront se diriger vers le sujet. L'inattendu, lorsqu'il surgit, s'intègre à l'aventure, la modifie, l'enrichit. Portés par l'eau, les pigments viennent enchanter la surface vierge du papier dans un jeu incessant avec la lumière. Au milieu de tous les possibles, il est un instant où la grâce peut apparaitre, intense et fragile, comme une évidence.
Par la peinture, je cherche avant tout à montrer l'humain, à travers des portraits et des lieux qui constituent son décor. A travers les portraits, mon pinceau écrit des états d'âme, des états d'être, sans jamais les dissocier de visages bien réels. Je ne cherche pas à dissoudre les traits du modèle mais je tiens au contraire à les retenir, parfois à les accentuer. Partant de ces détails qu'on pourrait trouver anecdotiques et par trop ordinaires, j'essaie de toucher du doigt une dimension plus universelle qui parle à chacun. Ma peinture se veut un regard posé sur une réalité que je livre comme un moment de vérité.
Voici quelques-uns de mes travaux, j'espère que vous trouverez du plaisir à les découvrir.

Welcome!
Watercolour, in its form, its step and its rythms, resembles to human being. Simple, it is also rich and generous. It is also infinitely sensitive to the variations. For all these reasons, I associate it deeply with  life. Far from struggle, watercolour implies an exchange which develops qualities of paper, palpitations of the light and the color to the liking of an alive, sometimes invading but always transitory vehicle: water.
Painting with watercolour, means having at one’s disposal an intact light with the blank paper, then to lay down the washes which will make it move towards the subject. The unexpected, when it emerges, joins the adventure, modifies it, makes it richer. Carried by water, the pigments come to enchant the virgin surface of paper in a ceaseless play with the light. In the middle of all the possible, it is one moment when the grace can appear, intense and fragile, like an obviousness.
By painting, I try to show the human, through portraits and places. Through the portraits, my brush writes states of mind, states of being, never dissociating them from real faces. I do not seek to dissolve the features of the model but, on the contrary,  I make a point of retaining them, sometimes accentuating them. On the basis of these details one could find anecdotic and far too ordinary, I try to reach a more universal dimension which may touch everyone. My painting wants to be a glance posed on a reality which I deliver like one moment of truth.
Here are some of my works, I hope that you will be pleased to discover them.

Bienvenidos!
La acuarela, su forma, su silueta y sus ritmos, se acerca de lo humano y se le parece. Simple, “Ella” es a la vez rica y generosa. Susceptible, “Ella” es infinitamente sensible a las variaciones. Por todas esas razones, yo la asocio profundamente a la vida. Lejos de  esforzarse, la acuarela implica un intercambio que valoriza, las calidades del papel, las palpitaciones de la luz y el color en armonía con un vehiculo vivo, muchas veces invasivo, pero siempre efímero: el agua.
Pintar a la acuarela, es disponer primero de una luz intacta del papel blanco, luego, asentar las coloraciones que la acercaran hacia el sujeto. Lo inesperado, cuando surge, se integra a la aventura, la modifica y la enriquece. Transportadas por el agua, los pigmentos van a encantar la superficie virgen del papel en un juego incesante con la luz. En medio de lo posible, hay un instante donde la gracia puede aparecer, intensa y frágil, como una evidencia.
Con la pintura, yo busco ante todo mostrar lo humano, pasando por sus retratos y los lugares que constituyen su decorado. A través de los retratos, mis pinceles escriben los estados del alma, los estados del ser, sin disociarlo jamás de rostros bien reales. Yo no busco disolver los rasgos del modelo, al contrario, yo insisto en retenerlos, a veces acentuándolos. Partiendo de esos detalles que podríamos encontrar anecdóticos y  nada ordinarios, yo intento llegar a una dimensión mas universal que habla a cada uno. Mi pintura tiene un enfoque reposado de una realidad que yo entrego como un momento verdadero.
He aquí algunos de mis trabajos , espero que tengan placer en descubrirlos.



Samedi 17 février 2007 6 17 /02 /2007 14:08
Pour cette technique exigeant à la fois de la patience, un minimum d'expérience, de l'attention mais aussi une certaine détente intérieure, j'ai choisi de vous présenter quelques gestes essentiels.
Ces gestes, répétés et variés à l'infini, les uns après les autres, dans l'ordre qui s'impose à la création de votre travail, permettent une infinie variété d'effets que le médium aquarelle rend inimitables et chaque fois uniques.

Ce qu'il faut retenir en essence, c'est que l'eau abondante diffuse et dilue la couleur que l'on dépose sur le papier préalablement inondé. Il faut donc attendre un séchage de type "mat" pour intervenir de façon plus précise. Une couleur très diluée se diffuse plus largement, surtout sur papier très humide et vice versa: une couleur crémeuse se diffusera moins, surtout si le papier a déjà un peu séché.



Sur un papier préalablement humidifié, les couleurs se fondent entre elles,
de façon aléatoire mais également dirigée. Quand l'imprévisible et l'inattendu rencontrent votre désir de créer.




L'inclinaison du papier permet de jouer avec la gravité,
l'eau transportant avec elle le pigment. A vous de savoir où vous arrêter.


































La jonction de deux flaques d'égale humidité,
à l'aide d'une brosse plate adaptée en terme de dimension, permet de réaliser un fondu impeccable.




Peindre à l'eau claire et ouvrir des blancs.
Sur un lavis encore humide, ouvrir des blancs en utilisant de l'eau claire et un pinceau propre. On ouvrira également des blancs de la même façon sur peinture sèche, en utilisant un pinceau synthétique, plus nerveux. Dans ce dernier cas, le blanc peut être ouvert de façon très précise avec des contours très nets.




Peindre sur des cordons d'eau.
Après avoir tracé à l'eau claire le motif désiré, on y injecte la ou les couleurs choisies. Le mélange se fait de façon relativement aléatoire.




Apporter des valeurs plus profondes sans les diffuser en utilisant une couleur plus épaisse.
Tout est dit: si la peinture est de consisitance épaisse, elle ne va pas se diluer dans le lavis sur lequel on la pose. Sa diffusion va être très restreinte. On obtiendra ainsi un effet fondu, plus naturel, mais pas de perte d'intensité.




Le dépôt de sel sur la peinture humide
permet des effets "étoilés" intéressants. Attention, laisser sécher longtemps, sans intervenir sous peine de tout gâcher. Si le sel laisse des traces grises sur la peinture terminée, ne pas hésiter à passer la gomme.


Sur la peinture terminée, on peut tout-à-fait continuer par une technique plus classique d'apport sur les lavis secs, peindre par glacis, etc.
L'association de diverses techniques permet d'enrichir votre travail.


Texte et photographies: Olivier Philippot, tous droits réservés.
Par Olivier Philippot. - Publié dans : Leçon d'aquarelle / a watercolor lesson
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Vendredi 29 décembre 2006 5 29 /12 /2006 22:30


Une fois n'est pas coutume, permettez-moi de conseiller un livre qui est devenu un classique et qui répondra à diverses attentes autour de la notion d'image, de sa culture, de sa compréhension, mais aussi de sa création. D'un point de vue personnel, je suis toujours étonné de la densité de cet ouvrage (qui comporte également des exercices! ) et je le recommande toujours avec une certaine passion. Il y a beaucoup de plaisir et d'intérêt à trouver dans sa lecture ( non, je ne touche rien de Magnard ). Voici la description - d'ailleurs très objective - qu'en fait l'éditeur:

PETITE FABRIQUE DE L'IMAGE
Présentation de l'éditeur (Magnard)
La Petite Fabrique de l'image commence une nouvelle vie fidèle à elle-même mais actualisée, en couleurs et enrichie de documents iconographiques. Dans une société qui connaît production, diffusion et circulation mondiale des images, il est important que chacun en acquière la connaissance et les langages pour accéder au plaisir et au discernement critique, qui vont de pair. Ce livre expose les éléments fondamentaux d'une culture de l'image et l'interroge jusque dans ses formes les plus contemporaines. Il privilégie leur dimension esthétique et leur lien avec la littérature et l'univers sonore. Il a un double objectif : apporter des informations théoriques et proposer des pratiques (plus de 240 exercices) adaptables à tous niveaux et à toutes disciplines, développant, de façon ludique et inventive, l'aptitude à l'expression et à la création. Outil pédagogique et livre d'art, cet ouvrage est destiné : à la communauté éducative (étudiants, enseignants, documentalistes...) ; aux structures culturelles ; aux artistes ; et à tous ceux qui attendent une réflexion exigeante sur la culture de l'image.
Par Olivier Philippot. - Publié dans : Coup de Coeur
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Samedi 16 décembre 2006 6 16 /12 /2006 00:00
A l'intention des élèves du Strate Collège designers en particulier:

Faisant suite à l'article travaux d'élèves, voici donc le petit clin d'oeil de fin d'année. Le petit pirate, c'est bien sûr Arthur!







Pour une fois, c'est à moi de remettre mon rendu aux élèves et de le justifier.
D'après le Petit Robert, un pirate est "un aventurier qui courait les mers pour piller les navires de commerce" ou, de façon plus imagées (ou plus contemporaine?), "un individu sans scrupules, qui s'enrichit aux dépens d'autrui, dans la spéculation". Bien sûr, soyons clairs, Arthur est un pirate d'un autre genre - ignoré du Robert  -  et qui a simplement profité des flots indispensables à l'aquarelle pour se lancer à l'abordage d'une feuille vierge.
Enfin, pour justifier le style de la peinture, j'ai surtout essayé de rendre le personnage de façon "brute", frontale, simplement pour qu'il parle de lui même, sans lui prêter aucune intention. Après tout, on n'intervient pas sur un pirate.
J'ai alterné le flou grâce au travail dans l'humide et le (plus) net, pour créer une carte des mers lisible, mais conservant encore des zones évasives, aléatoires.
De la structure, mais avec de la souplesse.





Détails.

Très bonnes vacances à toutes et à tous après cette escapade sur les flots, ...de la Seine!






Images: tous droits réservés, O. Philippot 2006.
Par Olivier Philippot. - Publié dans : Strate Collège designers
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Jeudi 14 décembre 2006 4 14 /12 /2006 22:43
Lorsqu'on évoque le croquis, on pense immédiatement à un travail rapide qui capture de façon essentielle les éléments observés. Pour cela, il faut d'abord savoir ce qu'on regarde, et ce qu'on veut transmettre. On évite ainsi de s'apesantir sur l'inutile pour se concentrer sur ce qui viendra traduire l'impression ou l'émotion du moment. Le croquis doit posséder des qualités de fraîcheur et de spontanéité. Il peut devenir l'embryon d'une oeuvre plus poussée, peut-être même aidée du support photograpique, mais ce seront les impressions de l'instant initial qui seront retenues pour donner le souffle à un travail plus abouti. Le croquis est un témoin. Un instantané qui fixe à jamais un instant donné, non pas comme une machine qui livre tout en vrac, mais à travers un regard, animé par une sensibilité donnée.
En aquarelle, on veillera particulèrement à certain points:
- un dessin préliminaire aussi exact que possible (c'est valable pour tout médium)
- préserver le blanc du papier pour les zones les plus éclairées (au premier lavis, vous aurez ainsi déjà 2 couleurs sur votre feuille, et le volume sera déjà là)
- retenez l'essentiel, visez les zones éclairées et les ombres que vous voyez et tenez compte de leurs valeurs.
- contentez-vous de travailler avec un nombre de couleurs restreint, cela vous aidera à garder une bonne échelle de valeurs.
- n'inventez pas des lignes, rebords, soulignements et contours en tous genres qui n'apparaissent que dans votre conception mentale ou habituelle du sujet et non dans son observation.
- apprenez à vous arrêter lorsque le point de "fraîcheur" et d'exactitude est atteint, et pas encore dépassé.





Les "croqués": Jonathan, Florian, Cindy, Imad et Thomas.







Par Olivier Philippot. - Publié dans : Leçon d'aquarelle / a watercolor lesson
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Samedi 9 décembre 2006 6 09 /12 /2006 11:06

David a choisi l'aquarelle pour réaliser l'autoportrait qui devait être rendu dans un autre cours de Première année au Strate Collège. Parce que bien souvent les critiques qu'on peut adresser aux élèves restent les mêmes, je vous propose de découvrir les réflexions échangées avec David au sujet de ce travail.

En fin d'article, un autoportrait plus récent de David.

 

Les dégradés sont assez réussis, même si les différentes zones du visage ne semblent pas réellement liées entre elles: les yeux et la bouche par exemple, sont trop tracés, pas suffisamment intégrés à l'ensemble. On sent qu'ils ont été traités séparément et cela nuit au naturel qu'on attend. Pour éviter cette erreur, l'utilisation de couleurs et de valeurs intermédiaires ( entre un composant et son environnement ) s'avère une bonne solution.

Les ombres sont assez subtiles et bien vues. Pour ma part, j'ai tendance à faire plus coloré et à jouer sur une échelle de valeurs plus large. Au plus vous allez réussir vos fondus (question d'habitude), et en faire autant que nécessaire, au plus vous allez vous rapprocher du vivant, du réalisme. Lavis après lavis, vous verrez le résultat apparaitre, à vous de sentir quand l'effet désiré est atteint.

Pour ce qui est du fond, et c'était votre question, le format raisin vous a paru trop grand. Deux solutions: le "remplir" mieux - ce qui suppose peut-être un autre cadrage - ou bien le laisser spacieux comme vous l'avez fait, mais en essayant que la composition et l'éclairage vous serve à mettre en valeur le personnage. Créer une atmosphère dramatique qui va focaliser l'attention sur le personnage, disparaitre à son profit. Plusieurs fondus de couleurs différentes (préparer les couleurs, puis les apporter sur papier humide) ou bien un fondu dégradé avec éventuellement une petite touche de sel , en tout cas sur une telle surface, il faut être sûr des couleurs que vous voulez. Pour que le fond soit uni, la technique est de travailler rapidement, avec deux pinceaux, un fin pour faire les bords du personnage et un plus large pour le remplissage: il faut progresser régulièrement, sans s'arrêter, et faire le "tour" sans revenir en arrière. Quand c'est sec, une seconde couche (et plus) est possible. On peut ainsi modifier et améliorer la couleur et l'effet. Le papier joue un rôle très important. J'utilise du Arches, assez onéreux, mais très confortable à l'usage. C'est un papier qui permet de travailler sans stress. Pour revenir au fond, c'est vrai qu'on ne le pense souvent pas assez. Lorsqu'il a été peint, il joue un rôle visuel important, il ne faut donc surtout pas le négliger. Sans forcément jouer de la complémentarité à l'excès, il y a moyen de faire jouer les complémentaires en finesse pour que sujet et fond se répondent de façon sensible: un rappel, une complémentaire sur une zone restreinte unissent la peinture et font de l'ensemble un tout et non pas un patchwork incohérent. La découpe inférieure du buste - qui donne l'impression d'un collage - est un peu dommage. Le personnage flotte et se découpe d'une façon un peu aléatoire, ce qui n'aurait pas été le cas si le bas de la peinture se trouvait au ras de cette découpe. Ici, l'exercice exigeait la présentation d'un objet emblématique.

Il y a beaucoup de plaisir et de satisfactions à trouver dans l'aquarelle. Avec des moyens finalement très restreints, ce médium se révèle très riche, les techniques sont nombreuses, il y a toujours à explorer. Et au plus vous en ferez, au plus cela sera ludique, porteur de plaisir et même ...thérapeutique. Ce qui ne signifiera pas que le défi aura disparu.

 

 

"Le plus grand danger pour la plupart d’entre nous n’est pas que notre but soit trop élevé et que nous le manquions, mais qu’il soit trop bas et que nous l’atteignons."
Michel-Ange.

 

 

 

Par Olivier Philippot. - Publié dans : Strate Collège designers
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Mercredi 20 septembre 2006 3 20 /09 /2006 22:49

Olympos se situe à une centaine de kilomètres au sud d'Antalya en Turquie. On n'y trouve ni hotels, ni autoroutes ni restaurants prestigieux, mais pour ceux qui souhaitent se plonger à la fois dans l'histoire, la mythologie, la nature et la convivialité naturelle en Turquie, c'est un endroit qui vaut le détour, et pourquoi pas un petit coin de paradis où réaliser quelques aquarelles avant de se retrouver sur la plage entre amis.





Olympos is located south of Antalya in Turkey. You won't find hotels, neither highways nor prestigious restaurants there, but for those of you who prefer history, mythology, nature and the natural turkish hospitality, this is a place to visit, and why not bring your watercolors and find some time to play with them, before joining your friends on the beach?






Les vacances, c'est bien joli, ...mais qu'en est-il au retour? L'après Olympos rime apparemment avec créativité et une inspiration durable. La mythologie, l'esprit du lieu, fluides comme l'eau porteuse de couleurs vivantes, continuent leur conquête patiente de mes blocs de papiers... J'ai bien l'intention de les suivre.


Ramazan, in its beginning.


Holidays are a great time, ...but what happens when holidays are over? The "after-Olympos" goes with creativity and lasting inspiration. Mythology, the spirit of the place, as fluid as water carrying living colors,  are busy conquering my paperblocs... I will follow them.


With special thanks to my new friends Suha, Gülsüm, Rasim, Ömer, Ilias, Sedat, Bülent, Ramazan, Ali and Hero, ...and their friends.
Par Olivier Philippot. - Publié dans : Leçon d'aquarelle / a watercolor lesson
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Vendredi 19 mai 2006 5 19 /05 /2006 22:00

A tous les élèves de 1ère année au Strate Collège designers:

j'ai eu beaucoup de plaisir à travailler avec vous, peut-être à vous transmettre de mon expérience, de la meilleure je l'espère, mais aussi, ( et en ce qui me concerne surtout ) à apprendre à votre contact, à voir plus clair dans ce qui me tient à coeur, à rafraîchir ma mémoire à la lumière de votre jeunesse.

J'ai essayé de vous faire apprécier certains points essentiels de l'aquarelle, un médium humble et parfois peu considéré, mais qui a beaucoup à offrir.

Régulièrement, j'ai pu observer le déclic qui se produisait au cours d'un exercice, parfois déclencheur d' un intérêt nouveau ou renouvelé, d'encouragement ou de confiance en soi.

A toutes et à tous, je souhaite un beau devenir, qui soit le vôtre, qui porte votre empreinte, non pas comme le résultat d'un moule, mais plutôt une signature unique, riche et généreuse.

Un grand merci à chacune et chacun donc, et que les vacances vous soient profitables!

A bientôt.

 

 

 

 

La classe des 1ère A.

 

 

La classe des 1ère B.

 

 

 

 

La classe des 1ère C.

Pour recevoir les images en grand format, merci de me contacter et de me préciser votre nom.

 

Enfin, à l'occasion de l' atelier d'été au Strate Collège, rencontre avec de futurs élèves de 1ère et 2nde années, ainsi que d'élèves déjà rodés au cours d'aquarelle. Deux journées convivales et studieuses (11 et 12 juillet) où furent passés en revue les mélanges de couleurs, la façon d'en tirer profit de façon concrète, sans oublier les croquis de modèles, expérience à la fois ludique et instructive.

Par Olivier Philippot. - Publié dans : Strate Collège designers
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Dimanche 11 décembre 2005 7 11 /12 /2005 00:00

A l'intention des élèves du Strate Collège designers en particulier, un petit sujet sur les lavis. N'oubliez pas de consulter les autres articles de la catégorie "Leçon d'aquarelle" pour le rappel d'autres éléments abordés en cours.

Tombée du jour depuis le pont Galata.

Le travail à l'aquarelle permet le jeu des transparences, chaque lavis apportant sa propre correction du précédent, une sorte de collaboration entre les couleurs, dans laquelle aucune ne viendra s'imposer aux autres par son opacité, mais s'appuira sur les précédentes  pour s'harmoniser avec elles. Pour cela, la peinture doit être pensée et dirigée, non pas subie au gré de mésaventures quelconques.

Sur le papier blanc, les lavis vont composer une atmosphère lumineuse ou sourde, selon le cas. La création de l'atmosphère par des lavis successifs, du plus clair au plus foncé, permet une unité particulière de la peinture, par opposition à l'effet de coloriage compartimenté qui traite chaque section séparément.

Un soin particulier est à apporter lorsque les couleurs sombres sont déposées, de façon à les harmoniser avec les couleurs transparentes.

Ici, j'ai essayé d'unir la transparence de l'atmosphère naturelle d'un lieu, et la place de l'homme et de son activité, la place de la civilisation sur ce décors flottant. Un peu de magie est nécessaire pour recréer sur le papier un tel lieu, et l'aquarelle peut vous y aider.

 

 

To the students of Strate Collège designers in particular, just few words on washes. Please check again the articles from the "Watercolor lesson" category, explaining technics we studied together.

Fall from Galata bridge.

Working with watercolors allows a play with transparence, each wash bringing its own influence on the previous one, some kind of collaboration between colors. No colors should bring opacity. On contrary, it has to harmonise with the other ones. In order to do that, one has to think before starting to paint, so one may keep control on ones work, ...not get under the control of water and color!

On the white paper, washes will create a specific atmosphere, starting with the light colors, ...to the darker colors, creating a specific unity, not getting involved in each space separately.

A specific care is necessary when painting the darker colors, because it's necessary to get the best interraction with the lighter ones.

Here, I have tried to unite the transparence of the natural atmosphere of the place, and the activity of man and seat of civilisation in this floating frame. You need magic when wanting to make such a place alive on paper, and watercolor may help a lot!

 

Text and picture, copyright Olivier Philippot.

 

Par Olivier Philippot. - Publié dans : Leçon d'aquarelle / a watercolor lesson
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