Bienvenue / Welcome!

L'aquarelle fait partie de l'histoire humaine depuis son origine. Du pigment et de l'eau, quoi de plus élémentaire? Des magnifiques enluminures jusqu'aux expressions les plus modernes, en passant par les plus grands peintres qui l'ont utilisée, l'aquarelle est un média essentiel. L'idée de la "grande" peinture qui la reléguait autrefois au rang de dessin coloré, semble désormais obsolète.
Au fil des articles de ce blog, je vous présente mes travaux à l'aquarelle: les peintures et les illustrations. La peinture est une oeuvre personnelle, ce qu'on attend d'un peintre. L'illustration quant à elle se plie aux exigences d'une commande, mais elle poursuit l'aventure millénaire des textes illustrés, qui a constitué un véritable fil rouge dans l'histoire de l'aquarelle.
Voici donc une approche de l'aquarelle parmi d'autres, j'espère que vous y trouverez du plaisir.


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Watercolor is part of human history from its very beginning. Pigments and water, what could be more essential? From magnificient illuminations to its most modern expressions, not leaving out the greatest painters who used it, watercolor is an central media. The idea of the "great" painting who tended to relagate it to a simple "colored drawing", is now fully obsolete.You will find here my works in watercolor: paintings and illustrations. Paintings show something personal. On the other hand, illustrations are the result of a command, but this just continues the thousand-year-old adventure of the illustrated texts, which is a recurring theme in watercolor history. So both are exhibited here.
I hope you will enjoy your visit.


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Samedi 17 février 2007
Pour cette technique exigeant à la fois de la patience, un minimum d'expérience, de l'attention mais aussi une certaine détente intérieure, j'ai choisi de vous présenter quelques gestes essentiels.
Ces gestes, répétés et variés à l'infini, les uns après les autres, dans l'ordre qui s'impose à la création de votre travail, permettent une infinie variété d'effets que le médium aquarelle rend inimitables et chaque fois uniques.

Ce qu'il faut retenir en essence, c'est que l'eau abondante diffuse et dilue la couleur que l'on dépose sur le papier préalablement inondé. Il faut donc attendre un séchage de type "mat" pour intervenir de façon plus précise. Une couleur très diluée se diffuse plus largement, surtout sur papier très humide et vice versa: une couleur crémeuse se diffusera moins, surtout si le papier a déjà un peu séché.



Sur un papier préalablement humidifié, les couleurs se fondent entre elles,
de façon aléatoire mais également dirigée. Quand l'imprévisible et l'inattendu rencontrent votre désir de créer.




L'inclinaison du papier permet de jouer avec la gravité,
l'eau transportant avec elle le pigment. A vous de savoir où vous arrêter.

































La jonction de deux flaques d'égale humidité,
à l'aide d'une brosse plate adaptée en terme de dimension, permet de réaliser un fondu impeccable.




Peindre à l'eau claire et ouvrir des blancs.
Sur un lavis encore humide, ouvrir des blancs en utilisant de l'eau claire et un pinceau propre. On ouvrira également des blancs de la même façon sur peinture sèche, en utilisant un pinceau synthétique, plus nerveux. Dans ce dernier cas, le blanc peut être ouvert de façon très précise avec des contours très nets.




Peindre sur des cordons d'eau.
Après avoir tracé à l'eau claire le motif désiré, on y injecte la ou les couleurs choisies. Le mélange se fait de façon relativement aléatoire.




Apporter des valeurs plus profondes sans les diffuser en utilisant une couleur plus épaisse.
Tout est dit: si la peinture est de consisitance épaisse, elle ne va pas se diluer dans le lavis sur lequel on la pose. Sa diffusion va être très restreinte. On obtiendra ainsi un effet fondu, plus naturel, mais pas de perte d'intensité.




Le dépôt de sel sur la peinture humide
permet des effets "étoilés" intéressants. Attention, laisser sécher longtemps, sans intervenir sous peine de tout gâcher. Si le sel laisse des traces grises sur la peinture terminée, ne pas hésiter à passer la gomme.


Sur la peinture terminée, on peut tout-à-fait continuer par une technique plus classique d'apport sur les lavis secs, peindre par glacis, etc.
L'association de diverses techniques permet d'enrichir votre travail.


Texte et photographies: Olivier Philippot, tous droits réservés.
par Olivier Philippot. publié dans : Leçon d'aquarelle / a watercolor lesson
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Vendredi 29 décembre 2006


Une fois n'est pas coutume, permettez-moi de conseiller un livre qui est devenu un classique et qui répondra à diverses attentes autour de la notion d'image, de sa culture, de sa compréhension, mais aussi de sa création. D'un point de vue personnel, je suis toujours étonné de la densité de cet ouvrage (qui comporte également des exercices! ) et je le recommande toujours avec une certaine passion. Il y a beaucoup de plaisir et d'intérêt à trouver dans sa lecture ( non, je ne touche rien de Magnard ). Voici la description - d'ailleurs très objective - qu'en fait l'éditeur:

PETITE FABRIQUE DE L'IMAGE
Présentation de l'éditeur (Magnard)
La Petite Fabrique de l'image commence une nouvelle vie fidèle à elle-même mais actualisée, en couleurs et enrichie de documents iconographiques. Dans une société qui connaît production, diffusion et circulation mondiale des images, il est important que chacun en acquière la connaissance et les langages pour accéder au plaisir et au discernement critique, qui vont de pair. Ce livre expose les éléments fondamentaux d'une culture de l'image et l'interroge jusque dans ses formes les plus contemporaines. Il privilégie leur dimension esthétique et leur lien avec la littérature et l'univers sonore. Il a un double objectif : apporter des informations théoriques et proposer des pratiques (plus de 240 exercices) adaptables à tous niveaux et à toutes disciplines, développant, de façon ludique et inventive, l'aptitude à l'expression et à la création. Outil pédagogique et livre d'art, cet ouvrage est destiné : à la communauté éducative (étudiants, enseignants, documentalistes...) ; aux structures culturelles ; aux artistes ; et à tous ceux qui attendent une réflexion exigeante sur la culture de l'image.
par Olivier Philippot. publié dans : Coup de Coeur
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Samedi 16 décembre 2006
A l'intention des élèves du Strate Collège designers en particulier:

Faisant suite à l'article travaux d'élèves, voici donc le petit clin d'oeil de fin d'année. Le petit pirate, c'est bien sûr Arthur!







Pour une fois, c'est à moi de remettre mon rendu aux élèves et de le justifier.
D'après le Petit Robert, un pirate est "un aventurier qui courait les mers pour piller les navires de commerce" ou, de façon plus imagées (ou plus contemporaine?), "un individu sans scrupules, qui s'enrichit aux dépens d'autrui, dans la spéculation". Bien sûr, soyons clairs, Arthur est un pirate d'un autre genre - ignoré du Robert  -  et qui a simplement profité des flots indispensables à l'aquarelle pour se lancer à l'abordage d'une feuille vierge.
Enfin, pour justifier le style de la peinture, j'ai surtout essayé de rendre le personnage de façon "brute", frontale, simplement pour qu'il parle de lui même, sans lui prêter aucune intention. Après tout, on n'intervient pas sur un pirate.
J'ai alterné le flou grâce au travail dans l'humide et le (plus) net, pour créer une carte des mers lisible, mais conservant encore des zones évasives, aléatoires.
De la structure, mais avec de la souplesse.





Détails.

Très bonnes vacances à toutes et à tous après cette escapade sur les flots, ...de la Seine!






Images: tous droits réservés, O. Philippot 2006.
par Olivier Philippot. publié dans : Strate Collège designers
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Jeudi 14 décembre 2006
Lorsqu'on évoque le croquis, on pense immédiatement à un travail rapide qui capture de façon essentielle les éléments observés. Pour cela, il faut d'abord savoir ce qu'on regarde, et ce qu'on veut transmettre. On évite ainsi de s'apesantir sur l'inutile pour se concentrer sur ce qui viendra traduire l'impression ou l'émotion du moment. Le croquis doit posséder des qualités de fraîcheur et de spontanéité. Il peut devenir l'embryon d'une oeuvre plus poussée, peut-être même aidée du support photograpique, mais ce seront les impressions de l'instant initial qui seront retenues pour donner le souffle à un travail plus abouti. Le croquis est un témoin. Un instantané qui fixe à jamais un instant donné, non pas comme une machine qui livre tout en vrac, mais à travers un regard, animé par une sensibilité donnée.
En aquarelle, on veillera particulèrement à certain points:
- un dessin préliminaire aussi exact que possible (c'est valable pour tout médium)
- préserver le blanc du papier pour les zones les plus éclairées (au premier lavis, vous aurez ainsi déjà 2 couleurs sur votre feuille, et le volume sera déjà là)
- retenez l'essentiel, visez les zones éclairées et les ombres que vous voyez et tenez compte de leurs valeurs.
- contentez-vous de travailler avec un nombre de couleurs restreint, cela vous aidera à garder une bonne échelle de valeurs.
- n'inventez pas des lignes, rebords, soulignements et contours en tous genres qui n'apparaissent que dans votre conception mentale ou habituelle du sujet et non dans son observation.
- apprenez à vous arrêter lorsque le point de "fraîcheur" et d'exactitude est atteint, et pas encore dépassé.





Les "croqués": Jonathan, Florian, Cindy, Imad et Thomas.







par Olivier Philippot. publié dans : Leçon d'aquarelle / a watercolor lesson
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Samedi 9 décembre 2006

David a choisi l'aquarelle pour réaliser l'autoportrait qui devait être rendu dans un autre cours de Première année au Strate Collège. Parce que bien souvent les critiques qu'on peut adresser aux élèves restent les mêmes, je vous propose de découvrir les réflexions échangées avec David au sujet de ce travail.

En fin d'article, un autoportrait plus récent de David.

 

Les dégradés sont assez réussis, même si les différentes zones du visage ne semblent pas réellement liées entre elles: les yeux et la bouche par exemple, sont trop tracés, pas suffisamment intégrés à l'ensemble. On sent qu'ils ont été traités séparément et cela nuit au naturel qu'on attend. Pour éviter cette erreur, l'utilisation de couleurs et de valeurs intermédiaires ( entre un composant et son environnement ) s'avère une bonne solution.

Les ombres sont assez subtiles et bien vues. Pour ma part, j'ai tendance à faire plus coloré et à jouer sur une échelle de valeurs plus large. Au plus vous allez réussir vos fondus (question d'habitude), et en faire autant que nécessaire, au plus vous allez vous rapprocher du vivant, du réalisme. Lavis après lavis, vous verrez le résultat apparaitre, à vous de sentir quand l'effet désiré est atteint.

Pour ce qui est du fond, et c'était votre question, le format raisin vous a paru trop grand. Deux solutions: le "remplir" mieux - ce qui suppose peut-être un autre cadrage - ou bien le laisser spacieux comme vous l'avez fait, mais en essayant que la composition et l'éclairage vous serve à mettre en valeur le personnage. Créer une atmosphère dramatique qui va focaliser l'attention sur le personnage, disparaitre à son profit. Plusieurs fondus de couleurs différentes (préparer les couleurs, puis les apporter sur papier humide) ou bien un fondu dégradé avec éventuellement une petite touche de sel , en tout cas sur une telle surface, il faut être sûr des couleurs que vous voulez. Pour que le fond soit uni, la technique est de travailler rapidement, avec deux pinceaux, un fin pour faire les bords du personnage et un plus large pour le remplissage: il faut progresser régulièrement, sans s'arrêter, et faire le "tour" sans revenir en arrière. Quand c'est sec, une seconde couche (et plus) est possible. On peut ainsi modifier et améliorer la couleur et l'effet. Le papier joue un rôle très important. J'utilise du Arches, assez onéreux, mais très confortable à l'usage. C'est un papier qui permet de travailler sans stress. Pour revenir au fond, c'est vrai qu'on ne le pense souvent pas assez. Lorsqu'il a été peint, il joue un rôle visuel important, il ne faut donc surtout pas le négliger. Sans forcément jouer de la complémentarité à l'excès, il y a moyen de faire jouer les complémentaires en finesse pour que sujet et fond se répondent de façon sensible: un rappel, une complémentaire sur une zone restreinte unissent la peinture et font de l'ensemble un tout et non pas un patchwork incohérent. La découpe inférieure du buste - qui donne l'impression d'un collage - est un peu dommage. Le personnage flotte et se découpe d'une façon un peu aléatoire, ce qui n'aurait pas été le cas si le bas de la peinture se trouvait au ras de cette découpe. Ici, l'exercice exigeait la présentation d'un objet emblématique.

Il y a beaucoup de plaisir et de satisfactions à trouver dans l'aquarelle. Avec des moyens finalement très restreints, ce médium se révèle très riche, les techniques sont nombreuses, il y a toujours à explorer. Et au plus vous en ferez, au plus cela sera ludique, porteur de plaisir et même ...thérapeutique. Ce qui ne signifiera pas que le défi aura disparu.

 

 

"Le plus grand danger pour la plupart d’entre nous n’est pas que notre but soit trop élevé et que nous le manquions, mais qu’il soit trop bas et que nous l’atteignons."
Michel-Ange.

 

 

 

par Olivier Philippot. publié dans : Strate Collège designers
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Mercredi 20 septembre 2006

Olympos se situe à une centaine de kilomètres au sud d'Antalya en Turquie. On n'y trouve ni hotels, ni autoroutes ni restaurants prestigieux, mais pour ceux qui souhaitent se plonger à la fois dans l'histoire, la mythologie, la nature et la convivialité naturelle en Turquie, c'est un endroit qui vaut le détour, et pourquoi pas un petit coin de paradis où réaliser quelques aquarelles avant de se retrouver sur la plage entre amis.





Olympos is located south of Antalya in Turkey. You won't find hotels, neither highways nor prestigious restaurants there, but for those of you who prefer history, mythology, nature and the natural turkish hospitality, this is a place to visit, and why not bring your watercolors and find some time to play with them, before joining your friends on the beach?






Les vacances, c'est bien joli, ...mais qu'en est-il au retour? L'après Olympos rime apparemment avec créativité et une inspiration durable. La mythologie, l'esprit du lieu, fluides comme l'eau porteuse de couleurs vivantes, continuent leur conquête patiente de mes blocs de papiers... J'ai bien l'intention de les suivre.


Ramazan, in its beginning.


Holidays are a great time, ...but what happens when holidays are over? The "after-Olympos" goes with creativity and lasting inspiration. Mythology, the spirit of the place, as fluid as water carrying living colors,  are busy conquering my paperblocs... I will follow them.


With special thanks to my new friends Suha, Gülsüm, Rasim, Ömer, Ilias, Sedat, Bülent, Ramazan, Ali and Hero, ...and their friends.
par Olivier Philippot. publié dans : Leçon d'aquarelle / a watercolor lesson
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Vendredi 19 mai 2006

A tous les élèves de 1ère année au Strate Collège designers:

j'ai eu beaucoup de plaisir à travailler avec vous, peut-être à vous transmettre de mon expérience, de la meilleure je l'espère, mais aussi, ( et en ce qui me concerne surtout ) à apprendre à votre contact, à voir plus clair dans ce qui me tient à coeur, à rafraîchir ma mémoire à la lumière de votre jeunesse.

J'ai essayé de vous faire apprécier certains points essentiels de l'aquarelle, un médium humble et parfois peu considéré, mais qui a beaucoup à offrir.

Régulièrement, j'ai pu observer le déclic qui se produisait au cours d'un exercice, parfois déclencheur d' un intérêt nouveau ou renouvelé, d'encouragement ou de confiance en soi.

A toutes et à tous, je souhaite un beau devenir, qui soit le vôtre, qui porte votre empreinte, non pas comme le résultat d'un moule, mais plutôt une signature unique, riche et généreuse.

Un grand merci à chacune et chacun donc, et que les vacances vous soient profitables!

A bientôt.

La classe des 1ère A.

 

 

La classe des 1ère B.

La classe des 1ère C.

Pour recevoir les images en grand format, merci de me contacter et de me préciser votre nom.

Enfin, à l'occasion de l' atelier d'été au Strate Collège, rencontre avec de futurs élèves de 1ère et 2nde années, ainsi que d'élèves déjà rodés au cours d'aquarelle. Deux journées convivales et studieuses (11 et 12 juillet) où furent passés en revue les mélanges de couleurs, la façon d'en tirer profit de façon concrète, sans oublier les croquis de modèles, expérience à la fois ludique et instructive.

http://www.stratecollege.fr/Les_Formations/L_atelier_d_ete/article1.html

par Olivier Philippot. publié dans : Strate Collège designers
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Dimanche 11 décembre 2005

A l'intention des élèves du Strate Collège designers en particulier, un petit sujet sur les lavis. N'oubliez pas de consulter les autres articles de la catégorie "Leçon d'aquarelle" pour le rappel d'autres éléments abordés en cours.

Tombée du jour depuis le pont Galata.

Le travail à l'aquarelle permet le jeu des transparences, chaque lavis apportant sa propre correction du précédent, une sorte de collaboration entre les couleurs, dans laquelle aucune ne viendra s'imposer aux autres par son opacité, mais s'appuira sur les précédentes  pour s'harmoniser avec elles. Pour cela, la peinture doit être pensée et dirigée, non pas subie au gré de mésaventures quelconques.

Sur le papier blanc, les lavis vont composer une atmosphère lumineuse ou sourde, selon le cas. La création de l'atmosphère par des lavis successifs, du plus clair au plus foncé, permet une unité particulière de la peinture, par opposition à l'effet de coloriage compartimenté qui traite chaque section séparément.

Un soin particulier est à apporter lorsque les couleurs sombres sont déposées, de façon à les harmoniser avec les couleurs transparentes.

Ici, j'ai essayé d'unir la transparence de l'atmosphère naturelle d'un lieu, et la place de l'homme et de son activité, la place de la civilisation sur ce décors flottant. Un peu de magie est nécessaire pour recréer sur le papier un tel lieu, et l'aquarelle peut vous y aider.

 

 

To the students of Strate Collège designers in particular, just few words on washes. Please check again the articles from the "Watercolor lesson" category, explaining technics we studied together.

Fall from Galata bridge.

Working with watercolors allows a play with transparence, each wash bringing its own influence on the previous one, some kind of collaboration between colors. No colors should bring opacity. On contrary, it has to harmonise with the other ones. In order to do that, one has to think before starting to paint, so one may keep control on ones work, ...not get under the control of water and color!

On the white paper, washes will create a specific atmosphere, starting with the light colors, ...to the darker colors, creating a specific unity, not getting involved in each space separately.

A specific care is necessary when painting the darker colors, because it's necessary to get the best interraction with the lighter ones.

Here, I have tried to unite the transparence of the natural atmosphere of the place, and the activity of man and seat of civilisation in this floating frame. You need magic when wanting to make such a place alive on paper, and watercolor may help a lot!

 

Text and picture, copyright Olivier Philippot.

 

par Olivier Philippot. publié dans : Leçon d'aquarelle / a watercolor lesson
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Samedi 19 novembre 2005

     Bien que le temps qui passe et les années qui filent n'apportent pas systématiquement la sagesse, l'usure et l'assouplissement que produit le passage des ans pousse à un certain recul, une perte de convictions, non pas une perte dramatique, mais on finit par lâcher un peu de cet héritage qu'on trainait avec soi comme l'indispensable kit de survie. Toutes sortes de besoins considérés comme essentiels au départ, ont soudain largement perdus de leur netteté, et on s'en sent très bien. Ce qu'il fallait protéger a changé de position, ce qu'il fallait conquérir a perdu de sa saveur, et reste surtout ce qui fait du bien, au milieu de ceux dont le visage est marqué par l'amour. Aujourd'hui, bien que la vie quotidienne et l'actualité ne me renvoient guère que de tristes reflets, et que je n'essaie pas ou plus de couvrir de fleurs artificielles, je me nourris de joies simples, cueillies au passage, comme des instantanés, des éclats de rire, des sourires, la beauté d'un regard, la tendresse, l'intensité, l'émotion contenue dans une expression de doute ou d'interrogation, l'hésitation d'un geste suspendu, la réflexion, un bon mot. Je laisse plus volontiers la pluie me rappeler son existence, aussi.

J'aime l'humain, l'humain en chacun. Et j'essaie de le voir aussi là où ma paresse me prive si confortablement de vue, j'essaie de me donner une chance de le rencontrer, parce que le temps qui passe ne revient pas. Je prends aussi davantage mon temps, parce que le "demain" m'intéresse moins, ou bien parce qu'il commence toujours à cet instant. Aucun lendemain rêvé ne vaut l'opportunité du maintenant. Aucun terrain n'est plus fertile que celui qu'il nous revient de cultiver, le travail avec soi-même.

Juste quelques réflexions sans prétention, que je partage avec vous...

 

Although time and years passing on us don't necessary bring wisdom, they have an effect of wear and they make more supple, allow some backward movement. They also make you loose some of your convictions and believings, and it's not dramatic, you just stop clinging so much to that heritage you previously carried with you so dearly, like a first aid kit or a survival necessity. If you then look to those important things, you may find they are now not so clear, not so obvious. What you needed to protect has moved, what you needed to conquer now has different taste. And you simply need what benefits you, simply, amongst those whose faces have the shape of love. Today, although daily life and world news just send me sad pictures and thoughts, and I don't want to cover them with artificial flowers (anymore), I feed on simple joys, picked on my way, like snaps, may they be roars with laughter, smiles, the beauty in one's look, tenderness, intensity, the emotion contained in expression full of questionning or doubt, the hesitation of an interrupted wave, reflection, a good word. Also, I more willingly allow the rain to remind me it exists.

I love the human, the human in everyone. And I also try to look at it where laziness normally makes me comfortably blind, because i want to allow myself  the luck of meeting with it, since time passing by never comes back. I also take my time more than I did before, because I'm less interested in "to-morrow", or because to-morrow always starts in this very instant. There's no dreamed to-morrow that can be better than this "now", full of opportunities. There's no fertile soil like the ground we have to cultivate, working with one-self.

Just some unpretending reflections to share with you...

par Olivier Philippot. publié dans : olivierphilippot
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Dimanche 23 octobre 2005

Je vous propose de suivre l'élaboration d'une peinture au fil des semaines à venir, à peu près en temps réel, puisqu'il ne me sera pas possible de la réaliser en un seul temps. A la fin de chaque weelk-end très probablement, une avancée significative (je l'espère bien!) fera son apparition dans l'article.

Tout d'abord, comme toujours en aquarelle où les changements de cap en cours de réalisation sont à éviter, l'essentiel est dans le point de départ: ce qu'on veut exprimer et les choix initiaux pour y parvenir. vous constaterez cependant que je vais laisser une certaine lattitude à des possibilités d'évolution, selon les événements qui se produiront sur le papier.

Here comes a process you'll be able to watch and follow during the coming weeks. Since I won't be able to complete the whole painting in one time, you'll follow the process more or less in real time. There will be a significant evolution each week-end, hopefully! As usual with watercolors, the most important thing is to decide what you will express, and the choice you will make to do it, because it may be hard to change your painting in the middle or at the end of it. on the other hand, I'll stay open to possible changes, according to what's happening on the paper.

 

 

Tout d'abord, commençons par un dessin clair au trait, ne tenant pas compte des ombres.

Le premier choix important a été de décider du format. Le regard de Halil nécessitait de l'espace et l'espace lui-même devait participer à son état d'esprit. Le format ouvre donc l'espace devant le modèle, comment autant de possibilités pour le personnage, ou un espace ouvert en lui-même. Si l'espace s'avérait trop important, notamment lorsque les masses de couleurs seront posées, un recadrage de la peinture terminée est toujours possible.

 

 

Ici, j'ai commencé par peindre le fond, car j'avais en tête une atmosphère bien précise et je voulais que mon personnage y prenne place ensuite, ce qui permet aussi d'ajuster les tons de la peau à la lumière du décor. C'est un peu comme inviter un ami à prendre place en un lieu que vous avez préparé pour lui, la démarche vous aide pour le reste du voyage. C'est une aide d'un point de vue technique, mais c'est aussi - et surtout - tout le plaisir de donner vie à un projet initialement insubstantiel, ...en partant tout simplement d'un morceau de papier, des pinceaux, quelques couleurs.

Et les couleurs choisies pour le fond sont des verts chauds et froids, des bruns chauds et froids, au milieu desquels se faufile et se prolongera le modèle, au-delà de la peinture. Mais à cette étape, il semble complêtement anéanti par le fond, et se résume à un espace blanc et plat. Patience!...

 

First of all, let's start with a clear line drawing, let's forget about the shadows.

There was a first and important choice to do: what space to allow? Halil's look needed some space and space itself had to participate to his state of mind. So the choice was to open space in front of him, like open possibilities, space within himself. If if space was to be too important, it would be easy to decide new dimensions when the painting is completed.

In this particular case, I started with the background, because I had a specific atmosphere in my mind and wanted the model to enter it, exactly like you would invite a friend when everything has been prepared for him first. Thinking that way will help you a lot during the painting process, not only on technical point of view (like having the skin colours fit to the general atmosphere), but also - and mainly - enjoy the whole pleasure of giving life to an initially unsubstantial project, ...just using a piece of paper, some brushes and colors.

And the colors would be in green, warm ones, cold ones, warm and cold browns, and the model will weave his way through them, extending himself beyond the painting. But right now, he  seems sunk in the painting, in fact he is just a blank flat space. Patience!...

 

 

L'étape suivante est le premier lavis de la teinte la plus claire pour la peau. Pour cette peinture, je ne prévois pas de réserve blanche, mais plutôt un mélange assez chaud d'auréoline, de garance rose, et d'une touche de rouge de cadmium. Ce ton qui semble soudain colorer le papier presque à l'excès pour un début, paraîtra dès son séchage bien pâle en regard du fond.

Next step will be to paint the lighter color for the skin. In this particular case, I didn't left any white area, but I used a warm mix of aureolin yellow, pink and a touch of warmer red. What now seems a bit too colourfull for skin will soon look like "white" (when dried)  in comparaison with the background.

 

 

Le travail suivant consiste à créer les ombres. Et le principe restera le même jusqu'au bout: déposer la couleur, la fondre à l'eau pure. A ce stade, un ton orangé servira à peindre un premier filtre. Puis un second, jusqu'à avoir avec cette seule couleur une échelle de valeur correcte.

Now we have to create the shadows. The technique will be the same all the way long: put color, and let it vanish in clear water. Again and again, until a correct scale of values is obtained.

 

 

A ce stade, les différents filtres de couleurs paraissent parfois assez artificiels. il ne faut pas s'arrêter à cette impression et abandonner la démarche sous peine de perdre l'uniformité de la peinture. Chaque nouvelle couleur déposée viendra corriger ou compléter la précédente, donnant ainsi de la profondeur à l'ensemble. Un seul imprératif: préserver la transparence!

At this step, the colors you will use may seem quite artificial when taken separately. Don't worry about that, just carry on! Each color will complete or help the previous one, giving more and more depth and realism to the whole. And you'll enjoy a great experience: seeing life taking form in front of you, little by little. There's only one thing to remember: save the watercolor's transparence!

 

 

Je me concentre sur le visage, j'ai besoin de retrouver le modèle que je veux peindre. Bien qu'il soit toujours conseillé de répartir ses efforts sur l'ensemble de la peinture à tour de rôle dans un ré-équilibrage permanent, je ne procède jamais ainsi. Lorsque j'estime y avoir assez travaillé, je passe à une autre partie, ici les mains et les avant-bras. Plus tard, les améliorations ou les changements à apporter n'en apparaîtront que plus clairement.

I concentrate on the face, I need to find my model to just follow the direction I initially choosed. Though it is usually adviced to progress in the painting as a whole, painting here and there all the time, I always concentrate on what I consider the main part. When I think I did enough, I move to another part, here the hands and arms. Later on, necessary changes and improvments will then appear clearly.

 

J'ai ensuite travaillé les mains et les avant-bras. Les poils qui prennent la lumière ont été réservés au fluide à masquer.. Ils seront atténués en fin de parcours avec des lavis légers de la couleur environnante pour atténuer leur brillance excessive.Lorsque le tee-shirt et la chaise seront peints, il faudra en accorder les ombres et les fondus avec les tons chairs de façon à ne pas créer de compartiments.

Then I painted the hands and fore-arms. The shining hairs were spared with masking fluid. They will be painted also with very light colors (from the surrounding colors) if they shine too much at the end.. When the tee-shirt and chair will be painted, their shadows and tones will be assorted and mixed on their borders to the flesh tones, so the painting stays a whole, not a multi-parties image.

 

 

Le travail des cheveux, des sourcils et des yeux est la prochaine étape. Soudain, Halil apparait et semble prendre vie. La suite se fait naturellement avec la peinture du vêtement et du dossier de chaise. Enfin, le fond semblant trop léger et manquait d'atmosphère, je l'ai approfondi en l'assombrissant. Tous ces éléments devaient s'associer de façon naturelle, pour que la peinture aboutisse.

Working on hair, eyebrows and eyes is the next step. Suddently, Halil appears and becomes alive on his own. There's just to follow the same process for the clothes and seat until the end. Finally the background looks too light in some places, it lacks atmosphere. All these parts have to fit as much as possible until te painting may be considered as finished.

 

 

Thanks to Halil Bozdag for permission, text and pictures copyright: Olivier Philippot.

par Olivier PHILIPPOT publié dans : Leçon d'aquarelle / a watercolor lesson
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