Un petit clin d'oeil à Dominique Olivier, prothésiste dentaire céramiste de renommée internationale.
S'il vaut mieux travailler la céramique plutôt trop humide que trop sèche, voici donc de l'eau, beaucoup d'eau, dans une ville mythique posée entre ciel et mer.
Merci Dominique pour ton enthousiasme et ta sympathie. J'espère progresser moi-même à l'image de ton excellence, tout en développant une autre qualité qui me manque et que tu possèdes: la
modestie.
J'espère que la ballade te plaira.
Testa e Coda a été exposée à Chamalières en novembre 2008.
Installé entre les couleurs froides qui l'habillent et un décor aux reflets chauds, Félix se tient à une certaine distance. Les mains refermées, bien que participant de cette impression de
distance, parlent d'action, d'énergie, d'une capacité de réalisation, d'une certaine proximité aussi.
En peinture (également), il est difficile de véritablement dissocier un personnage de son environnment. Le va-et-vient du chaud et du froid parle du modèle, pas forcément de façon objective,
mais plutôt de la façon dont il peut être perçu.
Sur ce portrait simple, j'ai à plusieurs reprises hésité entre un véritable réalisme et une forme ornementale qui, pour moi, se rapproche d'une forme d'abstraction. Abstraction du véritable souci
de ressemblance, de vraisemblance. La chemise, par exemple, ne semble pas vraiment faite de tissu. La souplesse de ses plis tient davantage du papier qu'on aurait manipulé, peut-être même du métal.
Autre exemple, les effets du mur (réalisés avec du film alimentaire sur peinture humide) créent une surface aux motifs aléatoires.
Simplification, juxtaposition ou contradiction avec la réalité, une approche qui s'est imposée dans cette peinture.
Félix reste donc à découvrir et ce portrait nous y invite.
Aucune couleur ne fascine autant que le bleu.
Il existe diverses raisons à cela.
Le bleu du ciel laisse penseur, optimiste lorsque le temps est radieux. Le bleu de la mer, aussi immense que le ciel, parle d'insondable, d'infini, de possibles renouveaux, d'abîmes insondables,
froids et inquiétants, des non-dits de l'invisible, des chuchotements qui prennent la place des certitudes. Car le bleu est mystérieux. Sa froideur laisse deviner, interprêter. Elle ne s'avance
pas vers nous.
Le bleu est calme, organisé. Austère parfois.
Il incarne la pensée logique, rationnelle, la faculté de raisonnement et d'abstraction. Il est aussi introversion et réflexion. Le bleu est mental.
Le bleu est symbole d'élévation. Mais on peut aussi se perdre en lui.
Il est tantôt clair, tantôt obscurci. Tantôt éveillé, tantôt endormi. Il éclaire et confond. Parfois opaque, parfois transparent.
Immatériel et indéfinissable bleu.
Mais le bleu n'est pas que froideur, loin de là. Il possède son propre langage et demande peut-être davantage d'attention. Il sait faire chanter ses complémentaires, s'effacer devant elles pour
mieux les faire vibrer.
Une touche de rouge suffit à le réchauffer.
A l'image d'un bain de minuit, que seule la lune éclaire, le bleu est un appel irrésistible. Il étonne par sa douceur. Le plus grand risque ne serait pas de s'y noyer, mais plutôt simplement de
le manquer!
Images: détails du Portrait Bleu, juin 2007.
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